Kayakcentre Fishing Tournament 2023
Kayakcentre Fishing Tournament 2023 : fin juin, après des années d’absence, le Kayakcentre Fishing Tournament à Stad aan ‘t Haringvliet a de nouveau eu lieu. Une compétition où, sur deux jours, il fallait à chaque fois attraper trois perches, trois sandres et un brochet. Une ambiance conviviale avec des pêcheurs de toute l’Europe, 50 participants au total, chacun avec son propre kayak bien équipé, presque tous de la marque Hobie.

Le premier jour de compétition, il n’y avait presque pas de vent pendant les premières heures. Le signal de départ a retenti à 7 heures et tout le monde a pédalé sur l’eau aussi fort que possible. Je me suis dirigé vers mon premier spot, avec Daniël Van der Post à mes côtés, et aucun de nous deux ne voulait céder, convaincus que nous pagayions tous les deux vers le même endroit. Heureusement, Daniël a continué un peu plus loin au dernier moment, ce qui m’a laissé tout le spot pour moi seul. À mon arrivée, j’ai d’abord fait des allers-retours, en regardant le Garmin GT56-UHD Sidescan pour voir où se trouvait le poisson à ce moment-là. Le talus s’est avéré vide, contrairement à deux semaines plus tôt, mais juste derrière le talus, j’ai bien vu quelques beaux poissons au LiveScope. J’ai lancé sur plusieurs poissons au LiveScope, et chacun s’est posé bien sagement au fond sans montrer le moindre intérêt pour le leurre (pourtant plutôt joli !). Ça ne promettait pas grand-chose de bon. Après avoir encore lancé, en dérivant, sur quelques poissons pélagiques qui n’ont montré aucun intérêt non plus, je suis passé en eau peu profonde.
Sans vent, c’était facile de se tenir debout et de lancer entre les plantes. Quelques lancers vers une structure intéressante n’ont rien donné, mais debout dans le bateau, j’ai vu passer quelques bancs d’alevins. Il doit forcément y avoir de la perche ici ?! J’ai commencé à lancer un Illex DD Chubby, de nouveau sans aucun contact avec du poisson. Jusqu’à ce que je pêche le Chubby de manière un peu plus agressive. À quatre mètres du kayak, j’ai soudain vu une perche de 45+ arriver derrière et mordre et… à côté… Zut !
J’ai alors changé pour le Strike King KVD Jerkbait, mais la perche n’avait plus envie. Entre-temps, la compétition était déjà entamée depuis trois heures. Oui, j’avais perdu trop de temps à poursuivre des poissons qui ne montraient aucun intérêt à mordre… Après ce fiasco de la perche, j’ai pagayé complètement de l’autre côté, vers un spot où, pendant l’entraînement, j’avais pu attraper une belle série de sandres et un brochet de 110 cm. En chemin, je n’ai pas pu résister à lancer sur quelques poissons que je voyais passer au LiveScope, et un brochet énorme de plus d’un mètre a eu droit à un quart d’heure de mon leurre juste derrière sa tête, malheureusement sans résultat. Elle nageait aussi tout simplement trop vite, donc lancer correctement était déjà très difficile en soi. Une fois enfin traversé, j’ai encore dû lancer plusieurs fois en eau peu profonde, sur quelques spots où j’avais déjà croisé des perches. Malheureusement, aucun contact ici non plus.

Ensuite, ce fut le tour de mon meilleur spot pélagique. J’ai commencé à naviguer tranquillement, à la recherche de poisson entre 8 et 10 mètres de profondeur. Soudain, je suis tombé sur un signal long et étroit à quatre mètres de profondeur, ça doit être un carnassier en train de chasser ! J’ai positionné le kayak et, grâce à l’accalmie du vent, il est resté bien orienté comme je le voulais. J’ai lancé sur le poisson, laissé le leurre descendre joliment et bam, en plein dessus !! Je ferre et oh oui, c’est un beau poisson. Je ramène le poisson vers le haut et je vois que c’est un gros brochet ! Il faut le sortir vite et le remettre à l’eau vite, je me dis, et je tire un peu plus fort que d’habitude pour le mettre rapidement dans l’épuisette. Un petit pliage pour le faire entrer dans l’épuisette, décrochage, quelques photos et retour à l’eau. Mais il ne s’en va pas tout de suite. Je le rattrape par l’opercule et je commence à pagayer. Après 15 minutes à tourner en rond et à faire passer énormément d’eau par les branchies, il a donné un grand coup de queue et hop, il est reparti vers le fond. Bien, c’était un beau poisson et ça fait beaucoup de points ! L’élan était soudainement revenu, car pour ce seul poisson j’avais déjà perdu cinq heures à tourner en rond et chercher du poisson actif. À ce moment-là, il me restait encore une bonne heure de pêche et je n’avais pas encore attrapé un seul sandre. Direction le sandre alors ! À dix mètres, j’ai vu énormément de gros poissons-appâts, mais ici et là, quelque chose de plus fin se mêlait aussi. En pêchant à la verticale avec un shad fin sur une tête plombée Solid Weight Tungsten de 10 g, j’ai réussi à sortir un petit sandre de 47 cm. Le reste n’avait pas envie ce jour-là. Le temps était écoulé et il me restait encore une bonne demi-heure de retour pour rentrer au port à temps.
Après le jour 1, j’étais 13e sur 50, ce qui n’est certainement pas mal, à 100 points de la première place. Ça allait être difficile à rattraper.

Le jour 2 était un peu différent, il faisait à la fois plus chaud, mais il y avait aussi un peu plus de vent. L’après-midi, la température allait atteindre 31 degrés Celsius, et ce n’est vraiment pas le temps où l’on s’attend à attraper beaucoup de poisson. J’ai donc commencé la matinée d’une manière un peu atypique, en cherchant d’abord des sandres dans des eaux relativement peu profondes, entre 3 et 8 mètres. Après une demi-heure, j’ai déjà pu accrocher le premier sandre pélagique, qui mesurait 63 cm. Pas un mauvais départ ! Ce poisson a aussi relancé l’enthousiasme, et j’y croyais de nouveau ! Un peu plus loin, à côté de quelques bateaux amarrés, je suis tombé sur un beau signal au fond. On ne sait jamais si on n’essaie pas, donc j’ai lancé sur le signal. Le shad passe au-dessus de son dos et le poisson réagit immédiatement, quitte le fond, suit, suit, suit… paf ! Il est ferré !! Un sandre de 70 cm. Oui, voilà un vrai bon départ ! Quelques centaines de mètres plus loin se trouve encore une zone à perches, et puisque j’étais dans le coin, j’ai décidé d’aller jeter un œil. En dérivant, je lance le KVD jerkbait le long du bord. Soudain, je reçois un coup solide sur la canne et je sens un poids ferme à l’autre bout de la ligne. Brochet ? Ou perche finalement ? Si c’est une perche… Je ramène le poisson de plus en plus près. Il remonte un instant et… un 50+ !! Sans rayures… merde, c’est un aspe ! Pourtant bien accroché en pleine bouche sur le dreg arrière. Pas ce que je visais, mais une belle prise quand même. Après avoir dérivé encore un peu, c’en était fini de chercher des perches qui ne veulent tout simplement pas mordre, ou qui ne sont plus là. La zone où je pêchais avait littéralement vu passer plus d’une centaine de bateaux ces dernières semaines. Ce serait donc déjà un miracle d’y attraper quoi que ce soit.
Retour au spot pélagique alors. Pendant la première demi-heure, je n’ai trouvé aucun poisson au-dessus de douze mètres. Le temps y était probablement pour quelque chose. Les prévisions indiquaient qu’il allait souffler un peu plus fort après midi, et j’espérais que ce souffle de vent attendu allait détendre les poissons et les pousser un peu plus à chasser. À force de tourner, je me suis retrouvé près d’une belle structure que j’avais chaque fois dépassée les jours précédents. Avec le recul, je ne sais pas comment j’ai pu rater ça, car dès que je suis passé le long de la structure avec le LiveScope… bon sang, c’était REMPLI de sandres ! De cinq mètres de profondeur jusqu’en bas, tous empilés les uns derrière les autres. À ce moment-là, il me fallait vraiment attraper encore un sandre, donc j’ai positionné le kayak pour passer juste le long de la structure avec le leurre dans le champ de vision du LiveScope, afin de pouvoir observer la réaction du poisson. Sur les vingt premiers lancers, environ la moitié du temps, un poisson venait, pour finalement faire demi-tour après une minute et repartir vers la structure. Une fois même, avec l’un des plus gros signaux présents, le poisson a suivi jusqu’à trente mètres de la structure ! Grrr, frustrant. J’ai commencé à douter que ce soient vraiment des sandres, peut-être quelque chose avec un signal similaire, comme de l’aspe. Mais un groupe d’aspes se positionnant ainsi dans une zone avec peu de courant, je n’en avais jamais entendu parler. Bon, il fallait continuer à essayer. Lancer après lancer, suiveur après suiveur, aucune touche. Et puis j’ai pensé à essayer peut-être quelque chose de plus petit. Et effectivement, le lancer suivant a fonctionné ! Un sandre de 65 cm dans l’épuisette, la carte de sandre était complète !

Entre-temps, il était déjà un peu passé midi, et il me restait encore deux bonnes heures pour attraper un brochet. En m’éloignant de la structure, quelque chose est soudain apparu sur le LiveScope… Sacré… Est-ce que ce sont deux poissons qui nagent l’un contre l’autre ?? Deux carpes ? Non… c’est un seul brochet. Un monstre de presque « une boîte et demie » sur le LiveScope, ce qui veut dire un poisson d’au moins 120+, peut-être même 130+ ? Il nageait à une vitesse constante de 3 km/h dans le sens du vent, de gauche à droite. Dans l’esprit du « qui ne tente rien n’a rien », je me suis lancé à la poursuite du poisson. Passer devant, faire demi-tour, garder le poisson en vue, se repositionner et lancer. J’ai fait ça pendant une bonne demi-heure d’affilée, avec chaque leurre que j’avais sous la main à ce moment-là, et malheureusement… à aucun moment il n’a montré le moindre signe d’intérêt ou l’envie de mordre. Direction un autre brochet alors. On ne peut pas tous les attraper ! Une demi-heure plus tard, j’ai trouvé un nouveau signal à huit mètres de profondeur, pas trop grand, mais qui ressemblait bien à un petit brochet. Je laisse tomber, et bam, le poisson était accroché presque instantanément. Il remonte et effectivement, c’est un petit brochet d’environ 70 cm ! Je prends l’épuisette, rapproche le brochet et ping, il se décroche !! Zut ! Celui-là, je l’ai perdu… Bon, pas de regrets, j’avais encore le temps de trouver un autre poisson. Vingt minutes plus tard, je tombe sur un gros signal à neuf mètres de profondeur. Je laisse tomber mon shad avec le Hearty Rise Valley Hunter Pelagic et, alors que le shad est encore à trois mètres au-dessus du poisson, celui-ci bondit soudainement et zoum ! Juste à côté ! Aucune idée de ce qui a pris ce brochet, mais il s’est immédiatement reposé au fond. Pas de seconde chance donc.
Un peu plus loin, j’ai vu sur un talus, vers neuf-dix mètres, quelques belles boules dures au LiveScope. Des perches ? À cette profondeur ? Bon, c’est possible… Un Charlie’s Fishing Ned sur une tête Ned Solid Weights Tungsten envoyé par là et paf ! Un petit sandre de 45 cm. Hein, donc pas des perches finalement ?
Entre-temps, il ne me restait plus que 45 minutes pour retourner au port. Ça allait déjà être juste, donc j’ai commencé le retour. En chemin, j’ai encore pu accrocher un sandre de 62 cm, mais cela n’a pas amélioré mon score. Fatigué mais satisfait, je suis rentré au port juste à temps.
Après une part de pizza très bienvenue, ce fut l’heure de la remise des prix. Excitant, car depuis midi le classement en direct était désactivé. Personnellement, j’étais très content de ma journée, même si ça aurait pu être encore mieux, mon objectif de remplir la carte de sandre avait bien été atteint. Et en plus, je n’avais entendu parler de personne ayant attrapé un poisson encore plus gros que le brochet que j’avais pris le jour 1. Excitant, ça pourrait bien être un doublé !
Et effectivement, grâce aux trois beaux sandres, j’ai atteint la sixième place et j’ai aussi remporté le prix du plus gros poisson de la compétition. Très fatigués mais aussi très satisfaits, nous sommes rentrés à la maison. Rendez-vous l’année prochaine, Kayakcentre Fishing Tournament !
Cette aventure n’aurait bien sûr pas été possible sans le soutien extrêmement apprécié de la meilleure supportrice de tous les temps, Pauline, de Pieter de Predatorfishing.be et de Hans Roose d’Anyware Fishing ! Merci !